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Écrit par BigSister
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04-06-2002 |
Toujours dans Gala (www.gala.fr) de la semaine dernière :
Georges Alcaraz, psychiatre à l’hôpital Necker, spécialisé dans l’étude du comportement.
« Dans le loft, on sent qu’il y a à la fois un manque de spontanéité des participants et des déboedements dus au choix très particulier du casting. Les candidats – qui ont conscience d’être observés – sont attentifs à adopter une attitude politiquement correcte ou à policer leur langage.
Par exemple certains se coupent au milieu d’une phrase ou réfrènent une émotion en jetant un regard vers les caméras. Notamment parce que la plupart d’entre eux manquent d’outils d’expression. La faiblesse de leur capacité de verbalisation est un obstacle à la dissimulation, à la possibilité de jouer la comédie. Dans la vie, le discours fait barrage à l’expression directe de la colère, par exemple. Mais quand on n’est pas dans le verbe, on est dans l’acte. Celui qui est limité dans ses paroles donne des coups, claque des portes ou pique des crises. Lorsque les lofteurs sortiront, les images qui sont données d’eux étant très « figeantes » et peu valorisantes, cela risque d’être problématique. » |