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William : « Dans le loft il y a surtout des carriéristes » |
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Écrit par BigSister
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04-06-2002 |
Interview publiée dans Gala
Quelle est votre vérité sur le loft ?
W : « Je le trouve compliqué. J’ai mal vécu le groupe qu’on avait constitué. Pourtant, je suis habitué à vivre en communauté. En cité U, je partageais une cuisine avec quarante personnes.
Alors je n’ai pas compris comment ça pouvait ne pas marcher à douze. Je pense que l’homme est bon à la base. Ca me surprenait de voir que nous étions en train de recréer une société avec ses guerres. Je suis déçu, j’ai entendu des propos méchants. »
Qu’est-ce qui se disait de méchant ?
W : « Lesly qui dit à Karine : »T’es vide, t’es pas intelligente, t’es transparente, t’es rien ici », c’est superviolent. »
Mais ça n’est pas diffusé ?
W : « Non, elle l’a dit pendant « les heures CSA » ».
Les lofteurs utilisent ces heures à des fins stratégiques ?
W : « Certains, oui. Les pires trucs que Lesly m’ait dits ou faits, c’était là. En essayant de me faire manger un morceau de papier de force hors caméra, par exemple, ses ongles ont violemment tapé contre mon bridge et elle m’a cassé une dent. Mais j’ai décidé de ne pas porter plainte contre elle. »
Qu’y a-t-il de changé par rapport à l’an passé ?
W : « Cette année, j’ai l’impression qu’une partie des lofteurs ont menti en disant qu’ils venaient pour rencontrer l’amour. Et que les autres font sans arrêt des concessions mais n’obtiennent rien en retour. Parmi nous, il y avait surtout des carriéristes, des gens qui venaient surtout pour gagner. »
Les résumés de la production sont-ils fidèles à la réalité ?
W : « Ca dépend. J’étais tout le temps allongé mais j’étais un de ceux qui dormaient le moins, avec Sandra. En fait je restais éveillé dans mon lit. Thomas et moi on aime discuter politique et cinéma, mais nos contrats stipulaient qu’on ne devait pas parler de partis, de marques et de gens connus. Alors on se sentait limité.
Avez-vous berné la prod ?
W : « Oui, j‘avais monté de toute pièce mon histoire avec Julia. Elle n’était qu’une copine, au même titre que Karine. »
Et votre libido ?
W : « C’était gérable. Et puis voir Lesly s’exhiber sans arrêt ça calme. Je me suis dit : soit elle assume son corps, soit elle manque totalement de pudeur. Je pensais souvent aux enfants qui regardaient le programme et ça me dégoûtait. »
Etes-vous suivi par un psy ?
W : « Oui, par Didier Destal, j’en ai besoin. C’est essentiel. Il y en a, dans le loft, qui ont la tête qui enfle. Les psy qui nous ramènent à la réalité ça me rassure. |